Le Maroc. Chez mon ami François BRONIC. Je me suis beaucoup inspiré des lumières de Marrackech pour l'album de Faudel.

 

 

 

 

Le métro. Une vitrine des âmes, régénératrice inspirante et parfois nauséabonde. Je mets mes écouteurs, dans la foule et retouche mes musiques sans cesse comme un peintre avec sa toile

 


Réaliser un disque, c’est exactement comme pour réaliser un film. Le réalisateur dirige son «
artiste » comme son acteur.

Preneur de son, éclairagiste et directeur photo sont « mes » ingénieurs, assistants son et musiciens. Quant au scénario, il est directement lié à la chanson et les dialogues comme
les paroles que l’auteur apportera sur le « Plateau » du studio.

J’ai une certaine expérience du studio depuis des années, avec mes groupes, mes propres albums que j’ai toujours réalisés. Etant
chanteur, je sais ce que ça peut représenter comme angoisses et remises en questions.

Mon travail et de rassembler chansons, musiciens et techniciens pour « fabriquer » le disque de l’artiste. La maison de disque me commande un album que je dois livrer à une certaine date. On définie ensemble la direction musicale de l’album, j’y apporte mes idées, mes propres chansons. Je rencontre l’artiste, j’enregistre
les maquettes chez moi, je fais tous les instruments, le chanteur vient faire ses voix à la maison. Régulièrement je garde des pistes de ces moments sur le mixage final des chansons..

Par exemple, les guitares de «
Mourir demain » ont été faites dans mon salon en cinq minutes. Réaliser c’est aussi capter la magie du moment. Il faut savoir mélanger la performance, la simplicité, et surtout l’émotion. J’essaie toujours de trouver les bons musiciens pour chaque artiste. Le bon casting !!

Je passe des heures et des heures devant l’ordinateur à sélectionner les meilleurs moments ‘une voix enregistrée, à peaufiner le son. Je joue souvent les guitares sur les chansons que je réalise.

Sur «
Un ange frappe à ma porte », j’y ai joué la basse, la guitare, les claviers, les machines, les chœurs et la percussion, rien que ça !! Ce n’est pas mon ego qui parle mais je sais ce que je veux entendre plus facilement quand c’est moi qui joue. Mais j’adore diriger les musiciens, écrire les arrangements des cordes, pour Obispo par exemple, « Il voulait de l’eau », « Amen ».

Une journée en studio commence vers 10h30 et finit vers 21h00, pratiquement sans pause. Pas beaucoup de week end pendant la réalisation d’un album qui comporte généralement 2 mois et demi d’enregistrement, plus un mois de préparation. Quant à l’écriture, pour l’album «
Longueur d’ondes » j’ai écris 30 chansons, maquetter 45, le tout pendant 4, 5 mois. Il n’y a pas de succès sans travail d’équipe.

J’ose beaucoup de
psychologie lors de l’enregistrement des voix. Quelque fois l’artiste n’est pas bien dans sa vie privé et cela se ressent dans son interprétation. Il faut être un peu clairvoyant et deviner quel sera le meilleur moment pour capter la magie d’un chanteur.

Je tiens particulièrement à écouter les nouveaux disques, à me tenir au courant des nouvelles tendances, des nouveaux sons, des nouvelles techniques, écouter aussi beaucoup la radio. C’est un travail de longue haleine qui part de l’écriture jusqu’au
mastering des chansons.

 

 
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